Cookie Consent by PrivacyPolicies.com

Repenser l'avenir de l'assurance

Pendant des siècles, le secteur de l'assurance a fonctionné selon un modèle commercial relativement simple : des données sont utilisées pour déterminer les risques et souscrire des polices, et les primes sont ensuite fixées en fonction de la gravité et de la probabilité de ces risques. Toutefois, dans un monde où le changement climatique a un impact sur nos vies au quotidien, cette approche ne suffit plus.

Le fait est que les impacts physiques du changement climatique sont inextricablement liés aux aspects financiers de la société. Swiss Re, par exemple, a estimé que le réchauffement climatique pourrait réduire la valeur de l'économie mondiale de 10% au cours des 30 prochaines années. De plus, le réassureur a également prédit qu'à mesure que les catastrophes naturelles deviennent plus extrêmes et plus fréquentes, les primes mondiales pour les biens pourraient augmenter de 22 %. Si l'on ajoute à cela l'inflation et la stagnation des salaires, les gens n'auront tout simplement plus les moyens de s'assurer.

Malheureusement, ce scénario se déroule déjà dans le monde entier et, comme l'a souligné Laura Rosado, d'AXA Emerging Customers, lors du Midi de la microfinance et de l'inclusion financière "Assurance durable : la rencontre de deux mondes", il se produit également dans les pays développés.

En France, par exemple, une étude menée par AXA a révélé que quelque 18 millions de personnes n'ont pas accès à des polices d'assurance abordables. Comme l'a expliqué M. Rosado, ces ménages disposent chaque mois de moins de 100 euros pour faire face aux imprévus. Pour eux, l'assurance est primordiale, et pourtant elle est inabordable.

Pour aider à combattre ces inégalités sociales, AXA Emerging Customers contribue à rendre l'assurance abordable, pertinente et précieuse, en proposant des produits spécifiquement adaptés aux segments vulnérables et aux risques qui leur sont associés.

Briser le cycle

La raison de cette approche est claire : trop de personnes n'ayant pas accès aux polices d'assurance, les communautés se retrouvent vulnérables et sans protection en cas de catastrophe. Pour l'économie mondiale, cette situation n'est tout simplement pas viable financièrement.

Pour tenter d'inverser ces résultats, les assureurs adoptent plusieurs approches différentes, dont beaucoup ont pour objectif final de faire du monde un endroit plus durable. Couvrant divers critères environnementaux, sociaux et de gouvernance (ESG) - tels que l'abandon des industries émettrices de gaz à effet de serre et l'investissement dans les technologies vertes - il s'agit, dans le grand schéma des choses, d'adopter l'approche "mieux vaut prévenir que guérir".

Mais il ne s'agit pas seulement de mettre l'accent sur l'assureur ; comme le dit un récent article du Financial Times, il s'agit aussi d'une "assurance active", par laquelle les assureurs informent les assurés des risques auxquels ils sont confrontés et leur fournissent les bons outils pour les aider à les atténuer.

Les assureurs santé n'ont pas tardé à adopter cette nouvelle approche, en s'associant à des fournisseurs de technologie par le biais d'applications, de montres intelligentes et même d'abonnements à des salles de sport, afin d'encourager et de permettre aux clients d'adopter un mode de vie plus sain en échange de primes moins élevées. Pour l'assureur, ces interventions améliorent la santé de l'assuré, ce qui - comme le souligne l'article - contribue à réduire la probabilité, voire la gravité, d'un sinistre.

Inégalités mondiales

L'adoption d'une approche d'"assurance active" ne concerne pas seulement la couverture de la vie ; en ce qui concerne les risques liés au climat, l'adoption d'une approche "mieux vaut prévenir que guérir" peut contribuer directement à assurer l'avenir de la planète et, partant, celui du secteur de l'assurance.

Cependant, bon nombre des personnes les plus vulnérables aux événements liés au climat vivent dans des pays en développement, où l'accès aux financements pour investir dans des technologies à faible émission de carbone et aux assurances pour se protéger des risques est souvent limité.

D'un point de vue commercial, les personnes sous-assurées représentent une opportunité de 252 milliards de dollars, mais pour exploiter ce marché, les assureurs doivent veiller à ce que leurs produits soient abordables. Mais pour exploiter ce marché, les assureurs doivent veiller à ce que leurs produits soient abordables. Il ne s'agit pas simplement de modifier la taille des sinistres pour réduire les primes ; si une police est truffée d'exclusions qui empêchent les assurés de se rétablir après un événement, le marché cible ne l'achètera tout simplement pas.

Pour que les assureurs augmentent le taux d'adhésion, ils doivent comprendre les besoins de leurs clients et y répondre. En bref, les polices doivent être pertinentes. Les données sont essentielles pour y parvenir, qu'il s'agisse de savoir où vivent les personnes non assurées, de connaître les risques auxquels elles sont confrontées, de savoir comment les aider au mieux et, surtout, de savoir comment les atteindre au mieux.

Il s'agit de comprendre ces marchés vulnérables, de savoir où se trouvent les restrictions et de trouver des moyens de les surmonter, par exemple en dispensant une éducation financière et même un accès à la technologie.

Au MiN, le partage des connaissances est au cœur de ce que nous faisons, et c'est grâce à ce partage d'expériences et d'innovations perspicaces que notre vaste réseau de membres de l'ensemble de la chaîne de valeur de l'assurance inclusive contribue à améliorer l'accès à l'assurance pour les ménages et les entreprises à faibles revenus dans le monde entier.

Le scénario est certainement difficile, mais si les assureurs n'adoptent pas l'inclusion dans l'assurance, ils passeront à côté d'une opportunité de marché cruciale - une opportunité qui soutient non seulement la durabilité du secteur, mais aussi la durabilité et la résilience des personnes et des économies nationales entières.

Ce ne sera peut-être pas une promenade de santé, mais le MiN est là pour vous aider. Apprenez-en davantage sur la façon de rejoindre notre communauté soudée d'experts et de praticiens mondiaux dès aujourd'hui.